Depuis des mois, des années, les AESH se battent pour obtenir enfin la reconnaissance qu’elles et ils méritent. Aujourd’hui, une première étape importante a été franchie : la mobilisation commence à porter ses fruits.

Après plusieurs semaines d’actions, de prises de parole et une pétition ayant dépassé les 100 000 signatures, la FSU a obtenu une avancée majeure : une audience au ministère et l’ouverture de négociations.

Le 27 janvier 2026, c’est bien la FSU qui a imposé cette rencontre avec les ministères de l’Éducation nationale et de l’Agriculture. Lors de cette audience, elle a porté avec force la réalité vécue par les AESH : salaires insuffisants, contrats précaires, manque de reconnaissance, alors même que leur rôle est indispensable à l’accompagnement des élèves en situation de handicap.

Une ouverture sur la question du statut

Fait inédit : les ministères se sont déclarés ouverts à l’étude d’un véritable statut pour les AESH. Une première qui constitue un point d’appui important.

Des calendriers de groupes de travail vont être mis en place :
• au sein des ministères, pour mener des études d’impact ;
• dans le cadre de la Conférence Nationale du Handicap (CNH), afin de poser clairement la question du statut dans des groupes dédiés.

Un premier rendez-vous est déjà fixé : le comité de pilotage École, organisé dans le cadre de la CNH, se tiendra le 3 février et devra définir les grands axes de travail.

Dans l’attente, la FSU annonce qu’un cadre de gestion validé par le ministère devrait être présenté prochainement.

Rien n’est gagné, mais c’est une étape importante.

Bien sûr, ce n’est qu’un début. Mais cette avancée est le résultat direct de la mobilisation collective et de l’action déterminée de la FSU.

Les revendications restent plus que jamais d’actualité :
• un véritable statut,
• un emploi stable,
• un temps plein reconnu,
• des salaires décents,
• et surtout le respect dû à un métier essentiel à l’école inclusive.

La FSU le rappelle : il faudra poursuivre la mobilisation pour que ces discussions débouchent enfin sur des mesures concrètes. Les AESH n’attendent pas des promesses, mais des actes.